Le pouvoir des canevas : quand les cases libèrent la réflexion
- Mélanie Cohen-Crété

- 30 oct. 2025
- 2 min de lecture
Après la publication de notre article co-écrit avec Viva GTM, nous avons eu envie de revenir sur l’envers du décor.
Pas sur le contenu de l’article, mais sur l’outil que nous avons conçu pour l’accompagner : un canevas.
Pourquoi ce choix ? Parce qu’au-delà de son usage ponctuel, le format du canevas révèle une façon singulière de penser et de collaborer.

Le cadre qui libère
On pourrait croire qu’un canevas enferme. En réalité, il libère.
Il structure juste assez pour guider la réflexion, sans l’étouffer. Il fixe un cadre commun, mais laisse les espaces vides : à chacun d’y projeter ses idées, ses intuitions, ses perspectives.
Et surtout, c’est un format simple à mettre en œuvre : on imprime en grand, on dégaine les post-it, quelques feutres de couleur, et c’est parti. Pas besoin d’outils sophistiqués ni de préparation lourde. Le groupe peut presque s’auto-animer, pour peu qu’il s’impose un minimum de discipline sur le temps et le focus de ses échanges.
Une expérience collective, pas un exercice figé
Autour d’un canevas, tout le monde est au même niveau : on se lève, on se regroupe autour de la table, on écrit, on colle, on déplace.
Fini les participants cachés derrière leur cahier ou qui pianotent sur leur téléphone : chacun est acteur, visible, impliqué.
Et parce que les idées se matérialisent sur le support, elles deviennent tangibles. Elles bougent, se complètent, se remplacent. On les voit évoluer sous nos yeux.
Le canevas devient un espace de mouvement — une forme d’intelligence collective en action.
Avancer par petits pas
L’un des atouts majeurs de ce format, c’est sa capacité à transformer une grande question complexe en une série de petits sujets accessibles.
On commence par une case, puis une autre, sans chercher à “résoudre” le problème d’un bloc.
Et presque sans s’en rendre compte, on a avancé, cadre après cadre.
À la fin, la réflexion s’est construite en profondeur : les fondations sont posées, la cohérence apparaît d’elle-même.

Un objet à la fois utile, beau et fédérateur
Un bon canevas, c’est satisfaisant à remplir.
Chaque post-it posé donne la sensation d’avancer. On visualise la progression.
Et le résultat est souvent aussi utile qu’esthétique : une fresque collective qu’on peut afficher, partager, présenter.
Il devient un symbole de la réflexion du groupe — un point d’ancrage pour la suite.
Et pourquoi pas le vôtre ?
Il existe des canevas pour presque tout : le Business Model Canvas, le Value Proposition Canvas, le Team Canvas…
Mais rien n’empêche d’en créer un à votre image, adapté à vos besoins comme nous l'avons fait avec l'Ecosystem Storyboard.
Un format qui épouse votre problématique, votre culture, votre façon de penser ensemble.
Parce qu’au fond, c’est ça, la vraie force du canevas : donner une forme au dialogue, sans jamais en limiter la portée.




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